ART INUIT.

Vous aimez découvrir d’autres cultures? Vous appréciez les Arts Premiers? Notre voyage au Nunavut sur l’Art inuit est fait pour vous.

Vous débuterez ce voyage d’une dizaine de jours à Montréal ou Québec, pour vous familiariser avec cet art à travers les galeries et les musées, avant de vous envoler avec votre guide vers Iqualuit, la capitale du Territoire du Nunavut. C’est là que vous rencontrerez la culture Inuit bien vivante lors du Toonik Time, festival Inuit pour les Inuit, loin des festivals pour touristes : construction d’igloos de neige, chants de gorge, dégustation de nourritures traditionnelles, vous irez de découverte en découverte. Vous visiterez le musée d’Iqualuit avec son conservateur, qui connait personnellement presque tous les artistes (et ils sont nombreux! Près de 10% des Inuits ont une activité artistique) sans oublier le plus gros igloo de la ville qui n’est nul autre que l’assemblée territoriale!

Votre voyage comprendra 2 étapes supplémentaires. A Cape Dorset, capitale des sculpteurs et des estampes, vous visiterez l’atelier de lithogravure et rencontrerez des artistes. A Pangnirtung, vous verrez la seule communauté qui pratique la tapisserie de haute-lice.

Bien sûr, chaque étape sera l’occasion d’achats pour votre collection, si le cœur vous en dit, mais aussi de rencontres humaines extraordinaires, et que dire des paysages si fabuleux.

Le voyage vers l’art inuit du Grand Nord Canada commence à Montréal ou à Québec, avant de partir pour le Nunavut. L’art inuit est libre de toute école de pensée, il est spontané, inventif et extraordinairement créatif. Il découle naturellement des décors faits autrefois sur les armes et les outils. Il est fait avec la pierre extraite du sol du Nunavut, sculpté avec des outils de fortune. Il prend sa source dans l’observation de la nature, dans les récits mythologiques et dans le monde des esprits. Mais il peut aussi raconter le monde moderne, les tourments internes des créateurs et exorciser les démons intérieurs. Il utilise les matériaux traditionnels, mais aussi des matériaux modernes. La part la plus connue, ce sont les sculptures, mais il y a depuis 60 ans une formidable production de lithographies et de dessins. Et, depuis un vingtaine d’années, dérivant des techniques utilisées pour les vêtements, il y a aussi des panneaux cousus et brodés. Enfin, certains et certaines produisent des tapisseries fabuleuses.

Au musée des Beaux-arts de Québec ou Montréal, puis dans les galeries d’art inuit, on commence à se familiariser avec les formes, les sujets et les techniques. Avec les écoles, car chaque communauté a un style bien à elle. Avec les noms aussi, car très vite on comprend que si tous ou presque sont bons, certains sont extraordinaires. Il est alors temps de partir pour la terre d’où sont issues ces œuvres. Il faut aller à la rencontre des artistes. Il faut aller au Nunavut.

Le Nunavut! « Notre terre », en Inuktitut, est le plus jeune des Territoires canadiens (créé en 1999), mais habité depuis près de 2000 ans par les Inuits. C’est le plus grand Territoire du Canada (grand comme l’Europe de l’Ouest), mais le moins peuplé (35000 habitants). C’est le Grand Nord, une terre de tous les extrêmes, glaciale et splendide, sauvage et chaleureuse.

Aller au Nunavut, c’est aller à la rencontre d’une terre inconnue, de paysages sublimes de toundra et de glace qui vous laissent sans voix. Aller dans le Grand Nord Canadien, c’est découvrir une faune unique, phoques, narvals, ours blancs…Mais c’est aussi aller à la rencontre d’un peuple, les Inuits. A la rencontre de sa culture et de son art. Car les Inuits sont artistes dans l’âme: plusieurs centaines sculptent, dessinent, brodent, tissent. L’art Inuit est mondialement admiré pour sa force et sa créativité. Pas un village, pas une communauté qui n’aie son groupe, ses familles d’artistes.

L’avion n’a pas encore décollé de Montréal que déjà, le dépaysement est là : l’avion, seul lien entre le Nunavut et « ceux d’en bas ». On charge les provisions, les commandes, et puis les passagers, les malades qui rentrent, les familles… Ca se bouscule bien un peu, mais dans la bonne humeur; autour de nous, les passagers parlent l’inuktitut : déjà, nous sommes « ailleurs ». En vol, le bouclier canadien défile sous les ailes, avec son boisé émaillé de lacs. On dort un peu… Au réveil, tout est blanc, pas un arbre : c’est la toundra arctique. L’aventure commence.

Bientôt, l’avion descend vers Iqualuit, la capitale du Nunavut. On aperçoit la baie prise par les glaces, les maisons multicolores éparpillées comme des jouets sur les collines, seules taches de couleur dans un paysage uniformément gris, brun et blanc. En Avril, le plafond est bas, mais le soleil perce les nuages. Il fait -15°C : même pas froid!

Avril à Iqualuit, c’est le la semaine du festival de la culture Inuit : le Toonik Time. Chaque jour on va donc de découverte en rencontre au travers d’ateliers de bannique (pain traditionnel), démonstration de construction d’igloo, rencontre avec les ainés, chants, vente d’artisanat avec les traditionnelles kamiks (bottes de peau) et amoutik (grand manteau permettant aux femmes de porter leur bébé et de l’allaiter bien au chaud), et dégustation de nourriture du territoire : artic char (saumon arctique), phoque et caribou. On découvre la ville en taxi collectif, on sympathise au hasard des rencontres, on fait du traîneau à chiens, on explore les galeries d’art et d’artisanat.

A Iqualuit, nombreuses sont les galeries où acheter des sculptures. Mais le plus bel endroit reste le musée, remarquablement bien fait. On peut y acheter des sculptures, mais aussi des lithographies et des dessins. Pour aller à la rencontre des artistes, il faut quitter Iqualuit et se rendre, toujours en avion, dans d’autres communautés.

Cape Dorset d’abord, ville de Kenojuak, une des plus grandes artistes Inuits, qui vient de mourir en janvier 2013. A 85ans, elle dessinait toujours avec une énergie infatigable. A Cape Dorset, il suffit de se promener dans les rues pour croiser des Inuits sculptant en plein air, dont les membres de la famille Paar, renommés pour leurs ours dansants. A la coopérative de Cape Dorset, la réserve de sculptures est si vaste qu’on ne sait plus ou regarder. Dans le bâtiment d’à côté, c’est l’atelier d’estampes de Cape Dorset : magie des gestes, éblouissement des couleurs. Au moment de l’achat, choisir est un déchirement. Tout est si beau!

Cape Dorset, c’est aussi l’occasion de faire une journée en motoneige avec un guide. On explore le fjord à la rencontre (prudente!) de Nanuq, l’ours blanc. En avril, avec de la chance, on peut croiser une mère et son ourson : moment magique!

Il faut reprendre à nouveau l’avion, seul mode de transport pratique au Nunavut, pour se rendre à Pangnirtung. C’est une petite communauté, mais qui fait de grandes choses. Pangnirtung est le centre de production de tapisseries du Nunavut. Rencontrer les artisanes, échanger, admirer, s’étonner devant la créativité et la liberté insouciantes des règles : la visite des ateliers est une joie toujours renouvelée. La rencontre des créateurs est toujours aussi magique.

Malheureusement, le voyage se termine. Il faut revenir sur Iqualuit, reprendre l’avion pour Montréal. On part du Nunavut avec des rêves et des images plein la tête, des lieux et des gens qu’on laisse à regret. Une certitude : nous reviendrons!

LISEZ
NOS
ARTICLES
...